perubahan jam gacor gates of olympus 1000pendekatan rtp wild bandito dinamisaqua365slot thailandslot gacorabc1131https://www.thewayofthespirit.com/contact/STC76https://ampabc1131.com/https://www.abc1131.it.com/https://abc1131.hartanzah.com/hksbetAWSBETpondok88 mpo slotasiaklubmacauklubpondok88garuda76asiawin189asiawin189acincinbetsitus cincinbet1parisklubheylink macauklubheylink hksbetheylink kapten76heylink mpoxoheylink garuda76heylink pondok88viral asiaklubviral macauklubviral garuda76viral pondok88ASLI777rtp mpoxo

Comprendre les freins au numérique - Numevie : une étude pour mieux favoriser l'inclusion numérique

 Etude réalisée par l’Université de Tours – IUT de Tours –

soutenue par la Région Centre Val de Loire 

Ci-dessous : extrait des publications réalisées par le département Information-Communication. Organisation : Laboratoire PRIM, Laboratoire PAVeA, CCSTI

Rédigé le 3 juillet 2026- Tours (37)

Objectifs de cette étude :

L’objectif de ce projet était d’identifier les freins et les leviers de l’utilisation des outils numériques dans le cadre de leurs utilisations fonctionnelles et ce à tous les âges de la vie, en y intégrant l’aspect psychologique, rarement pris en compte. Ce projet devait permettre de caractériser les populations encore éloignées du numérique et de mieux comprendre les causes de cet éloignement. Nous proposions de nous intéresser particulièrement aux freins et leviers psychologiques, tels que l’engagement et le désengagement scolaire chez les élèves, l’estime de soi, le sentiment d’auto-efficacité ou les menaces de stéréotypes tout au long de la vie, que ce soit pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les personnes en formation ou les demandeurs d’emploi par exemple. Les personnes âgées et/ou en situation de handicap sont particulièrement concernées par l’accès aux outils numériques pour conserver leur autonomie et éviter l’exclusion sociale. Notre étude visait les usagers comme les apprenants par exemple dans le domaine de l’éducation, mais aussi les formateurs qui peuvent eux-mêmes rencontrer des difficultés ou des freins dans l’utilisation du numérique. La connaissance des freins et leviers psychologiques à l’utilisation des outils numériques avait pour finalité de proposer des actions et outils afin de favoriser l’utilisation du numérique chez les populations éloignées.

Identification du projet

Titre : Inclusion numérique à tous les âges de la vie

Acronyme : NuméVie

Responsables scientifiques : Célia Maintenant et Maryse Rizza

 

Unités de recherche impliquées :

Laboratoire de Psychologie des âges de la vie et adaptation – PAVéA – EA2114

Laboratoire Pratiques et Ressources de l’Information et des Médiations – PRIM –

 

Partenaires non académiques :

APAJH Association Pour Adultes et Jeunes Handicapés

CARSAT Caisse d’assurance retraite et de santé au travail

CNAM Conservatoire national des arts et métiers

CCSTI Centre-Sciences

GIP RECIA – Région CVL

HUB-LO numérique Hub territorial d’inclusion numérique de la région Centre-Val de Loire

Vivre et Devenir – Pole Handicap Moteur

Principaux résultats

Partie 1 – identifier les freins et leviers de l’utilisation du numérique

Les résultats de la première étude consistent en l’analyse thématique d’entretiens semi directifs réalisés auprès de 35 personnes (dont 20 femmes) âgées de 14 à 79 ans (46 ans en moyenne). Les entretiens ont permis d’explorer différentes questions à propos des outils numériques, telles que : Quels outils sont utilisés ? Pour quelles utilisations ? Quelles difficultés peuvent éventuellement être rencontrées ? Quelles pistes pourraient être envisagées pour les dépasser ?

Nos résultats ont permis de répondre globalement à ces questions pour l’échantillon de personnes rencontrées et de montrer des réponses différentes selon l’âge des personnes. Globalement les outils les plus utilisés sont, dans l’ordre : l’ordinateur, le téléphone portable/smartphone, la tablette. Ces outils sont majoritairement utilisés pour des activités de communication, puis d’information, des démarches administratives, et en dernier lieu pour des activités de divertissements selon les réponses de nos participants et l’analyse thématique de ces réponses. Concernant les thèmes abordés, les plus cités sont : la notion d’aide (fournie ou reçue, les aides les plus citées étant, les proches, la famille, les associations et les tutoriels), les bénéfices offerts par les outils numériques (praticité, quantité d’information disponible et rapidité), les caractéristiques personnelles des utilisateurs (Curiosité, Persévérance, Volonté de maîtriser par soi-même, Volonté de comprendre le fonctionnement, Gestion des émotions, Patience et Confiance en soi), les difficultés d’utilisations, matérielles mais aussi psychologiques comme attendu et enfin les effets négatifs des outils numériques (comportement addictif, piratage).

Les résultats de cette première étude permettent également d’identifier des différences selon les trois groupes d’âges considérés dans notre échantillon (Adolescents, 15-25 ans ; adultes jeunes, 30-58 ans et adultes âgés, 60-80 ans) à propos de l’ensemble des thèmes dégagés par l’analyse thématique, permettant ainsi de mieux connaitre les freins et leviers spécifiques à chaque groupe d’âge.

 

 

Partie 2 – mieux connaitre les populations éloignées du numérique

 

Pour la deuxième étude un questionnaire portant sur les facteurs psychologiques pouvant expliquer l’utilisation ou la non-utilisation des outils numériques a été construit sur la base des thèmes identifiés lors l’étude 1. Cette étude a permis d’identifier plusieurs profils d’utilisateurs des outils numériques. 

Nous avons proposé à 352 participants de répondre au questionnaire construit et permettant d’évaluer douze variables psychologiques et portant sur le rapport au numérique (anxiété technologique, sentiment d’auto-efficacité général et spécifique aux outils numériques, compétences perçues en matière de TIC (technologie de l’information et de la communication), motivations, curiosité, soutien social, régulation des émotions générale et spécifiques, estime de soi, persistance). Trois questionnaires présentant des données manquantes l’effectif total de répondants est de 349 personnes (dont 238 femmes) âgés de 15 à 88 ans (44 ans en moyenne).

Afin d’étudier si des profils différents selon les aspects psychologiques pouvaient être identifiées nous avons utilisé les deux variables de départ suivantes pour réaliser une analyse de cluster : Compétences perçues en matière de TIC et Sentiment d’auto-efficacité en matière de TIC. Nos résultats montrent que ces profils ne se différencient pas simplement sur l’âge ou d’autres caractéristiques démographiques, mais peuvent aussi et surtout être différenciés par des aspects psychologiques. En tenant compte des intentions comportementales d’utiliser les outils numériques nous avons pu mettre ne évidence trois profils d’usagers « intermédiaire » 37 %, « engagé » 38 %, « vulnérable » 24 %. Les aspects psychologiques identifiés comme pouvant expliquer, au moins en partie, les intentions d’utiliser ou non des outils numériques sont l’anxiété face aux technologies, l’acceptation des technologies, le sentiment d’auto-efficacité, les compétences perçues, la curiosité, la motivation, le soutien social perçu et la régulation des émotions.

Les personnes présentant le profil « vulnérable » sont donc identifiées comme pouvant correspondre à une population particulièrement éloignée du numérique. Ce profil apparait comme particulièrement pertinent à cibler pour la proposition d’atelier de médiation pour la suite de notre projet (partie 3). Mieux comprendre le fonctionnement psychologique de ces personnes et notamment les freins et leviers psychologiques qui pourraient être liés à leur vulnérabilité face aux outils numériques apparait donc crucial.

Nos résultats montrent que les répondants correspondant à ce profil, certes, ont une moyenne d’âge plus élevée (environ 60 ans) et sont majoritairement des femmes retraitées ; mais ces personnes présentent aussi des caractéristiques psychologiques spécifiques les différenciant des deux autres profils au-delà de leurs caractéristiques démographiques. En effet, ces personnes ont des compétences perçues et un sentiment d’auto-efficacité en matière de TIC faibles. Elles présentent aussi des scores plus faibles que celles des deux autres profils concernant le sentiment d’auto-efficacité général, plusieurs dimensions de la curiosité, de la motivation, la persistance, l’acceptation des technologies (y compris l’intention comportementale à utiliser les technologies), l’anxiété face à la technologie, le soutien social perçu de la part des personnes significatives et de la famille et les stratégies de régulation cognitive adaptative. Les personnes de ce profil utilisent moins l’ordinateur en général, utilisent moins les outils numériques pour se divertir et associent moins de bénéfices aux outils numériques (surtout : simplicité d’utilisation, praticité, rapidité/gain de temps). Enfin elles rapportent plus de difficultés à l’égard des outils numériques, on note notamment le manque de connaissances et la méfiance envers les outils numériques. Ces résultats ont donc constitué notre base pour construire et mettre en place les ateliers et supports proposés dans la partie 3 du projet.

Partie 3 – mise en place d’actions

La troisième partie de ce projet a été l’occasion de la construction d’ateliers de médiation et la mise en place de ces ateliers sur le terrain. Nous avons également pu rédiger et éditer un guide pour concevoir et animer des ateliers de médiation visant à favoriser l’inclusion numérique.

Sur la base des résultats précédents, 3 ateliers avec des objectifs spécifiques et à destination de publics ciblés ont été proposés. Les thèmes, durées, publics cibles et objectifs principaux de ces 3 ateliers sont présentés ci-dessous :

  • Maximiser l’utilisation des outils numériques pour l’éducation et la créativité

Durée : 2 à 3h, adaptable

Public : adolescents et jeunes adultes.

Objectif principal : renforcer les compétences numériques des participants dans les domaines éducatifs et créatifs.

 

  • Comprendre les bases du numérique et ses bénéfices au quotidien

Durée : 3h

Public : personnes âgées de plus de 65 ans.

Objectif principal : familiariser les seniors avec les fonctions numériques de base, en mettant l’accent sur les applications pratiques dans leur quotidien.

 

  • Résolution collaborative de défis numériques

Durée : 3h

Public groupe intergénérationnel.

Objectif principal : permettre à des participants de différentes générations de collaborer pour résoudre des problèmes numériques concrets, en valorisant les compétences de chacun.

Ces trois ateliers ont été développés dans le guide produit comme livrable final de ce projet et ont été mis en place et testés sur le terrain.

 

Publications dans des revues scientifiques

Deux articles scientifiques ont été publiés dans des revues référencées et à comité de lecture sur les résultats de l’étude 1 et un manuscrit est actuellement en préparation sur les résultats de l’étude 2.

Les références bibliographiques de ces publications sont indiquées ci-dessous.

 

  • Halgand, F., Trottier, D., Souesme, G., Pivry, S. & Maintenant, C. (2024). Facilitators and barriers in the use of ICT for adolescents and young adults with disabilities or troubles. 13th International Psychological Applications Conference and Trends 2024 (InPACT, 2024). https://doi.org/10.36315/2024inpact029

 

Rédaction et édition d’un guide de médiation

 

A l’issue de l’ensemble de la réalisation de ce projet, en nous appuyant sur les résultats obtenus dans les parties 1 et 2, la partie 3 a donné lieu a la rédaction et l’édition d’un guide. Ce guide a pour but d’accompagner et donner des pistes pour les acteurs de terrains qui souhaiteraient concevoir et animer des ateliers de médiation visant à favoriser l’inclusion numérique.

Ce guide s’adresse en priorité aux conseillers numériques, médiateurs et médiatrices numériques, animateurs d’ateliers, structures associatives, collectivités, établissements de formation, centres sociaux, tiers-lieux et toute organisation souhaitant déployer des ateliers de médiation numérique sensibles aux dimensions émotionnelles et sociales des usages.

Il doit être utilisé comme un guide fil rouge : il propose une logique de préparation, d’animation et d’évaluation des ateliers, mais il laisse aussi des espaces d’adaptation aux publics, aux territoires et aux contraintes logistiques. 

Guide qui sera publié en septembre 2026.

Perspectives :

Maryse Rizza propose de poursuivre ce projet par le projet EMIN-Vie — Éducation aux Médias, à l’Information et au Numérique tout au long de la vie — dans le cadre de l’appel ANR France 2030 PPR « Sciences pour l’Éducation » 2025, Action 2. Une pré-proposition a été déposée le 21 mai 2026 et nous sommes actuellement en attente de réponse.

 

Merci à Maryse Rizza pour cette journée d’étude et la présentation des résultats de cette recherche!